La Maison Chance, c’était surtout une chance pour nous

Lors de notre dernier voyage nous avions décidé de donner quelque chose en retour au Vietnam. Cette fois, nous avions choisi la Maison Chance à Saïgon fondée par la Suisse Romande Tim Aline Rebeaud. Nous étions curieux de ce que nous allions découvrir dans cette oasis pour orphelins et handicapés.

Schon bei der letzten Reise haben wir beschlossen, Vietnam etwas zurückzugeben. Dieses Mal waren wir in Saigon im Maison Chance der Westschweizerin Tim Aline Rebeaud. Wir wussten nicht, was uns in dieser Oase für Waisenkinder und Behinderte erwartet.

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Lors de notre dernier voyage au Vietnam, nous avions passé une soirée avec Help Hanoi’s Homeless. Un groupe d’expatriés et de Vietnamiens et quelques touristes qui distribuaient de la nourriture et des vêtements aux sans-abris de Hanoï. Malheureusement, nous n’avions pas pu faire toute la tournée avec eux, car j’avais laissé mes filles de 16 et 14 ans à l’hôtel.

Donc nous sommes partis de la gare de Hanoï, la majeure partie des gens à moto et nous en taxi (parce nous avions peur de monter sur une moto sans casque). Nous avons fait deux stations après être allés acheter des nouilles, du riz et des fruits en grande quantité pour eux l’après-midi. Puis nous sommes rentrés à l’hôtel, car le jour suivant nous devions repartir pour la Suisse. Nous n’avions presque pas dormi, tellement ces images de défavorisés nous avaient touchées, moi, surtout les enfants en bas âge. Nous avons repassé en boucle la chanson en vidéo Hanoi de la Grande Sophie en pleurant sur notre lit à l’hôtel.

La Maison Chance

Nous avions donc prévu de faire un prochain voyage ou nous ne serions pas uniquement touristes mais dans la mesure de nos possibilité aides humanitaires à temps partiel. Nous avions prévu de revenir à Hanoï en premier pour être là le jeudi soir, lors de la distribution de vêtements et de nourriture pour pouvoir faire toute la tournée avec eux cette fois ci.
Bref, je savais qu’au nord du Vietnam il pouvait faire froid en hiver et que le groupe Help Hanois Homeless avait besoin de vêtements surtout pour les hommes. Donc avant notre prochain voyage j’ai rempli mes 20kg de bagage juste pour les sans-abris. J’y ai mis des habits de mon mari qui ne lui allaient plus, de mes filles parce qu’elles avaient grandi et les miens. Pour mes affaires sur place je me suis contentée de mon bagage à main.
Quelque jour avant de partir, en recherchant un orphelinat sur Saigon sur Google j’avais trouvé la Maison Chance. Une maison pour les enfants abandonnés ou défavorisés et des handicapés. J’ai constaté qu’ils avaient également un guesthouse. J’ai donc raccourci notre séjour à hôtel et réservé deux nuits à la Maison Chance.
Après un trajet en taxi un peu laborieux (je crois que le chauffeur n’avait pas vraiment l’habitude d’emmener des gens là-bas) nous sommes arrivés à la Maison Chance dans la banlieue de Saïgon. A peine descendue du taxi, j’avais une boule à la gorge et de la peine à retenir mes larmes. Des enfants étaient en train de jouer dans la cour avec leur uniforme scolaire. Ils sont venus à notre rencontre en disant « hello ». Les garçons sont venus saluer Andi qui s’est mis à jouer au foot avec eux. Une adorable petite fille recherchait le contact. Quand je parle à des enfants je me mets toujours au niveau de leurs yeux, donc je me suis rabaissée un peu et elle a tenté de m’enlever mes lunettes. Je crois que ce cadre turquoise la dérangeait dans mon visage. Ça m’a fait sourire.

Enfants à la maison chance, Saigon, Vietnam

Le soir nous sommes sortis dans la rue à la recherche de quelque chose à manger ou d’un restaurant. Nous nous sommes vite rendu compte que ça n’allait pas être facile. Pour finir nous avons mangé dans une cuisine de rue, avec quelques tables et des chaises en plastique, un hot pot avec viande de bœuf, mais certaines choses me faisaient penser à des tripes. C’était très bon, mais les tripes nous n’avons pas osé. La carte des menus n’était bien entendu pas traduite, donc nous avons combiné le peu de vietnamien que nous savions.
Puis nous sommes rentrés, avons essayé d’entrer un peu en contact avec les habitants de la Maison Chance, mais c’était un peu comme si on s’observait les uns les autres. Une scène qui m’a très touchée, c’est une dame a laquelle il manquait une partie d’un bras qui avait préparé un biberon pour un enfant en bas âge et qui avait donné le biberon et le bébé à un homme en chaise roulante. J’avais l’impression d’être dans une grande famille ou chacun s’entraide selon ses possibilités. Si quelqu’un ne pouvait pas faire quelque chose, un autre pouvait le faire.

Ma rencontre avec Tim Aline Rebeaud

Le lendemain nous avions demandé si nous pouvions rencontrer les enfants et leur donner le chocolat que nous avions emmené de Suisse. Le manager de l’école était d’accord. Les enfants ont chanté et se sont levés quand nous sommes arrivés et moi j’avais de la peine à retenir mes larmes. Nous avons distribué le chocolat (j’avais les mains tremblantes) et certains enfants étaient tellement mignons que j’aurais voulu les prendre avec moi.

Mais bon, il fallait bien rester réaliste et je savais que c’était mon instinct maternel et mon amour pour les enfants qui étaient en train de se faire un film.

L’après-midi j’ai rencontré Tim Aline, la fondatrice de la Maison Chance, née la même année que moi et ou, dans son bureau il y avait un petit portait de Jean-Jacques Goldmann. Nous avions grandi dans la même région avec en tout cas une même idole de jeunesse, mais avions des vies totalement différentes. Nous avons un point commun, nous sommes mamans avant tout. Moi avec mes cinq propres filles et elle avec ses protégés de la Maison Chance. Je me suis sentie à l’aise tout de suite, même si je ne savais pas trop quoi dire parce que j’étais un peu intimidée tellement j’avais d’admiration pour elle. Elle m’a parlé du Projet Dak Nong, elle m’a montré sur un plan ce qu’ils étaient entrain de construire, je voyais de la fierté dans ses yeux et à ce moment-là, je me sentais juste heureuse.

J’ai acheté son livre que je ne lâche plus. Pourtant je suis plutôt film que lecture, mais j’ai rarement lu quelque chose de plus touchant. Quelques scènes me font sourire et d’autres pleurer. La Chanson « une maison bleue » de Maxime Leforestier que j’avais tant aimé apprendre à l’école avait une toute nouvelle signification. C’est la chanson qu’une professeur de français avait appris aux élèves de la Maison Chance, et la Maison Chance est bleue. Depuis que j’ai lu ce passage dans le livre de Tim Aline, je chantonne cette chanson quand je suis seule et je repense à cette expérience inoubliable.

Enfants à l'école de la Maison Chance, Ho Chi Minh City, Vietnam

L’après-midi, nous l’avons passé à la maison chance avec les enfants. Une petite fille dont je me rappelle lui avoir donné du chocolat et venue me demander comment je m’appelle. Je l’ai demandée comment elle s’appelait ensuite, puis si elle était d’accord de faire un selfie avec moi. Puis d’autres fillettes se sont jointes à nous et nous avons commencé à nous dire comment nous nous appelions et à répéter nos noms. J’ai bien rigolé avec elles et passé un super moment.

Maison Chance Saigon, Vietnam: Selfie mit Kindern

Le soir, nous sommes repartis dans un endroit plus proche de la gare de Saïgon, car nous devions prendre le train tôt le matin.

Deux jours plus tard en lisant toujours le livre de Tim Aline je suis tombée dans une légère déprime. Ma vie me semblait un peu inutile. Je repensais aux gens en Suisse et aux problèmes qu’ils ont parfois et j’ai toujours plus de peine à les comprendre. Je me sens un peu à part là-bas et de telles expériences n’améliorent pas la chose. En discutant avec Andi je me suis rendu compte, que non, ma vie n’était pas aussi inutile que ça, car avec mon travail, je subvenais grande partie aux besoins de ma famille (surtout après mon divorce) à la maison, je suis conseillère pour les questions de la vie, d’amour et de relations, et d’orientation professionnelle, travailleuse sociale et infirmière pour mes cinq filles. Et ça, c’est ce que j’aime faire. Rien n’est plus important pour moi que de passer du temps avec mes filles, de les voir grandir, de les voir faire des choix et de les accompagner jusqu’à ce qu’elles prennent leur envol. D’ailleurs je suis très fière de chacune d’entre elle.

Dans l’intervalle je vais continuer à faire ce que je fais déjà, aider les gens au minimum vital en Suisse avec de la nourriture par exemple ou m’investir pour les réfugiés mineurs non-accompagnés en les aidant à apprendre l’allemand. Plus tard on verra bien ou je trouverais quelque chose d’utile à faire.


Das Maison Chance, vor allem eine Chance für uns

Anlässlich unser letzten Vietnamreise haben wir uns der Gruppe Help Hanoi’s Homeless angeschlossen, um den Obdachlosen von Hanoi Essen und Kleider zu verteilen. Diese Gruppe besteht hauptsächlich aus Expats und Vietnamesen und ab und zu einigen Touristen. Da meine 16 und 14-jährigen Töchter im Hotel geblieben sind, konnten wir nicht die ganze Tour mitmachen. Das wäre zu lange gegangen und ich wollte die beiden Mädels nicht so lange alleine lassen. Am Nachmittag hatten wir noch grössere Mengen Nudeln, Reis und Früchte eingekauft, damit wir etwas mitzubringen hatten. Die anderen Helfer waren mit dem Motorrad unterwegs und wir mit dem Taxi. Ich wäre gerne mit dem Motorrad mit, aber ohne Helm habe ich Angst.

Nach zwei Stationen sind wir zurück ins Hotel, am nächsten Tag ging es wieder zurück in die Schweiz. Ich konnte dieses Erlebnis nur schwer vergessen. Am meisten berührt haben mich die kleinen Kinder. Andi und ich sassen also auf unserem Hotelbett, liessen in Endlosschlaufe das Musikvideo «Hanoi» von la Grande Sophie laufen, und beide hatten Tränen in den Augen.

Im Maison Chance in Saigon

Es war für uns klar, dass wir die nächste Reise in Hanoi starten und unseren Aufenthalt so planen, dass wir die ganze Homeless-Tour mitmachen können. Help Hanoi’s Homeless suchte vor allem Herrenkleider und Schuhe. Da ich wusste, dass es in Hanoi kalt sein kann im Winter, habe ich mein ganzes Freigepäck von 20 Kilos mit Kleidern für die Obdachlosen gepackt. Sachen von Andi, die ihm nicht mehr passen, von meinen Mädels, die gewachsen sind, und von mir. Meine eigenen Sachen für unsere Reise fanden alle Platz in meinem Handgepäck.

Für diese Reise hatten wir geplant, auch humanitäre Hilfe zu leisten und nicht nur als Touristen unterwegs zu sein. So suchte ich nach einem Waisenhaus in Saigon. Dank Google fand ich das Maison Chance. Das Maison Chance ist nicht nur ein Waisenhaus, sondern auch ein Zuhause für Benachteiligte und Menschen, die ein körperliches Handicap haben. Besonders gefreut hat mich, als ich gesehen habe, dass ein Guesthouse angegliedert ist. So buchte ich zwei Nächte im Maison Chance in Saigon.

Nach einer etwas abenteuerlichen Taxifahrt – der Fahrer war es sich wohl nicht gewohnt, in diese Gegend zu fahren –, sind wir im Maison Chance angekommen. Kaum aus dem Taxi ausgestiegen, hatte ich einen Klumpen im Hals und ich spürte, wie ich Mühe hatte, meine Tränen zurückzuhalten. Die Kinder waren in der Schuluniform im Hof und spielten Fussball. Kleine Kinder rannten in farbigen Kleidern herum oder fuhren Bobby-Car. Ein kleines Mädchen kam zu mir und suchte den Kontakt. Wenn ich mit Kindern spreche, gehe ich immer auf Augenhöhe runter. Das Mädchen versuchte, mir die Brille abzunehmen. Ich vermute mal, der türkisfarbene Rahmen in meinem Gesicht hat sie gestört. Ich musste schmunzeln.

Enfants à la maison chance, Saigon, Vietnam

Wir bezogen unser Zimmer und beschlossen, etwas essen zu gehen. Wir wussten, dass es in dieser Gegend sicher nicht einfach würde, ein Restaurant zu finden. So entschieden wir uns für eine Strassenküche mit ein paar Plastikstühlen und Tischen. Die Karte war nicht übersetzt, aber das hatten wir ja vermutet. Wir kombinierten das wenige Vietnamesisch, dass wir können, und bestellten einen Hot Pot mit Rindfleisch. Geschmacklich war alles sehr fein. Aber im Sud waren auch Stücke, die aussahen wie Kutteln, da haben wir uns dann doch nicht getraut.

Bei Tim Aline Rebeaud, der Gründerin des Maison Chance

Wir gingen zurück ins Maison Chance und blieben noch etwas im Innenhof bei einigen Bewohnern. Es war so, wie wenn wir uns gegenseitig beobachteten, uns anlächelten, aber niemand sich traute, den Kontakt aufzunehmen. Es waren vorwiegend noch Erwachsene wach und ein Kleinkind. Eine Szene, die mich besonders berührt hat: Eine Frau, der der rechte Unterarm fehlte, hatte einen Milchschoppen für ein Kleinkind zubereitet. Kind und Schoppen gab sie einem Mann im Rollstuhl. Es kam mir vor wie in einer grossen Familie, wo Beeinträchtigung keine Rolle spielt. Wenn jemand etwas nicht kann, dann kann es ein anderer. Die Menschen ergänzen sich, und es bildet sich ein Kreis.

Enfants à l'école de la Maison Chance, Ho Chi Minh City, Vietnam

Am nächsten Tag durften wir den Kindern die Schokolade verteilen, die wir aus der Schweiz mitgebacht hatten. Wir wurden in die Klassen gebracht, die Kinder haben ein Lied gesungen und sind aufgestanden. Mit zitternden Händen habe ich die Schokolade verteilt. Einige Kinder waren so süss, dass ich sie am liebsten mitgenommen hätte. Aber klar, ich wusste, hier spielt mir mein Mutterinstinkt und meine Liebe für Kinder einen Streich. Ich bin realistisch genug, um solche Gedanken nicht weiterzuverfolgen.

Am Nachmittag durfte ich dann Tim Aline kennenlernen, die Gründerin des Maison Chance. In ihrem Büro hing ein kleines Foto von Jean-Jacques Goldmann. Da stand vor mir eine Frau, die im selben Jahr geboren ist wie ich, ein gleiches Jugendidol hat wie ich und in derselben Gegend in der Schweiz aufgewachsen ist wie ich, aber ein komplett anderes Leben führt. Sie hat etwas so Unglaubliches auf die Beine gestellt und strahlt so viel Liebe und Wärme aus.

Ich fühlte mich sofort wohl, obwohl ich gar nicht wusste, was ich sagen soll, weil mir vor Staunen und Bewunderung die Worte fehlten. Tim Aline erzählte mir stolz von ihrem Projekt in Dak Nong, und ich fühlte mich irgendwie glücklich. Wir haben noch eine Gemeinsamkeit: Unsere primäre Aufgabe ist es, Mutter zu sein – sie mit ihren Schützlingen im Maison Chance, und ich mit meinen fünf Mädels zuhause.

Ich kaufte ihr Buch über ihre Geschichte und die des Maison Chance. Ich lese sonst wenig, ich schaue eher Filme. Aber dieses Buch lässt mich einfach nicht mehr los. Manche Szenen bringen mich zum Schmunzeln, und bei anderen kommen mir die Tränen. Das Lied «La Maison Bleue» von Maxime Le Forestier, das ich in meiner Kindheit in der Schule so gerne geübt habe, bekommt für mich nun eine ganz neue Bedeutung: Das ist das Lied, das eine Französischlehrerin den Kindern des Maison Chance beigebracht hat, und das Maison Chance ist blau. Der Text passt ziemlich gut dazu, und seitdem summe ich das Lied leise vor mich hin, wenn ich alleine bin.

Abschied mit Wehmut

Wir spielten dann noch etwas mit den Kindern im Innenhof. Andi wurde von den Jungs zum Fussballspielen eingeladen, und ich suchte Kontakt zu den Mädchen. Eines erkannte ich aus der Schokoladenverteilung am Morgen. Es kam auf mich zu und fragte nach meinem Namen. Ich fragte sie auch nach ihrem Namen und ob sie mit mir ein Selfie machen würde. Das hat wohl die anderen Mädchen angelockt. Sie kamen dann auch und fragten nach meinem Namen und ich sie nach ihrem, so dass wir schlussendlich als kleine Gruppe uns unsere Namen sagten, Selfies machten und dabei einen Riesenspass hatten. Die Erwachsenen in den Rollstühlen sahen uns zu und schmunzelten. Ich wusste so, dass ich ihre Einwilligung hatte.

Maison Chance Saigon, Vietnam: Selfie mit Kindern

Danach sind wir mit einem Grab-Auto abgereist und haben ein Hotel in der Nähe des Bahnhofes bezogen, weil wir am nächsten Morgen früh auf den Zug mussten.

Zwei Tage später war ich immer noch ins Buch von Tim Aline vertieft, und es überkam mich eine ziemliche Wehmut. Mein Leben schien mir plötzlich so sinnlos. Und ich dachte an einige Menschen, die ich in der Schweiz kenne, und ihre Luxusprobleme. Ich kann sie immer weniger verstehen.

Doch im Gespräch mit Andi habe ich gemerkt, dass mein Leben alles andere als sinnlos ist. Mit meinem Einkommen trage ich zu einem grossen Teil dazu bei, dass meine Töchter ein Dach über dem Kopf haben, jeden Tag zu Essen, und eine Ausbildung machen können. Das braucht es, und das mache ich auch sehr gerne. Es gibt nichts, das mir wichtiger ist, als mit meinen Kindern zusammen zu sein und zuzusehen, wie sie gross werden. Ich bin unendlich stolz auf jede einzelne. Zudem bin ich Lebensberaterin, Berufsberaterin, Beraterin in Liebesfragen, Sozialarbeiterin und Krankenschwester für sie.

Bis meine Kinder ausgeflogen sind, mache ich mit dem weiter, was ich jetzt schon tue: Menschen am Existenzminimum in der Schweiz ein Lebensmittelpaket spendieren oder mich für die Integration minderjähriger Flüchtlinge einzusetzen, indem ich ihnen helfe, Deutsch zu lernen. Wohin es mich später für eine sinnvolle Aufgabe verschlägt, werden wir dann sehen.

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